14 Décembre 2016 : annoncera les nominés des SAG Awards

07 Mai 2017 : "Return To Tree Hill" de EyeCon à Wilmington

20 & 21 Mai 2017 : "Don't Mess With Chicago" de  Empire Conventions à Paris

Sophia Bush ne joue pas par les règles de Hollywood

Source : Jarett Wieselman de buzzfeed.com

Date : Mai 2014

Tandis que la plupart des profils Twitter de célébrité sont dominés par des selfies sans fin, des songeries stupides et des photos conçues pour inciter le FOMO, la star de Chicago P.D. utilise les réseaux sociaux pour communiquer avec les fans sur un niveau personnel et pour inspirer le changement – 140 caractères à la fois.

 

Alors que les rôles que Sophia Bush a joué à travers ses 12 ans de carrière ont varié d’une manière extravagante – de la Brooke Davis pom-pom girl dramatique qui a tourné en une styliste dans One Tree Hill à la Erin Lindsay droguée qui est devenue Détective dans Chicago P.D. – il y a un trait que chaque personnage qu’elle joue partage : « Je ne pourrais jamais jouer quelqu’un qui n’a pas d’opinion, » a dit Bush à BuzzFeed autour d’un café au le Pain Quotidien dans Los Angeles. « Pour moi, il doit y avoir une perspective, il doit y avoir une substance. Et comme j’apprends à me connaître mieux, les femmes que je peux jouer deviennent de mieux en mieux. »

Exprimer ses opinions a toujours était quelque chose de naturel chez Bush. « Ma maman plaisante en disant que j’étais Jeanne D’Arc dans une couche, » a t-elle dit en riant, se souvenant de son enfance qu’elle a largement passé à faire du service à la communauté dans Pasadena, Californie. « Je courais dans les alentours, défendant l’indéfendable, depuis que je suis sortie de l’utérus. » Ça prend son sens, donc, qu’elle ait rêvé d’une vie loin de Hollywood pendant une grande partie de son enfance. « Je voulais être docteur depuis que j’étais toute petite, donc c’était une conversation intéressante à avoir avec mes parents, » s’est souvenue l’actrice de 31 ans, changeant totalement pour découvrir une passion pour la comédie après avoir auditionné pour des pièces de théâtre au lycée.

Les parents de Bush ont soutenu ses rêves – d’autant plus qu’ils ont vu que ce nouveau plan de carrière n’avait pas changé ses priorités. Même si elle a rapidement obtenu un manager (une tâche dure rendue plus facile quand vous vivez si près de L.A.), Bush a refusé de laisser l’acte amoindrir ses études, en acceptant seulement d’aller à des auditions pour des jobs qui été filmés pendant l’été ou les vacances du printemps. « Je me souviens que mon agent disait que c’était comme si je considérais ma carrière comme une activité extra-scolaire – et c’est vrai, » a t-elle dit. « L’école passait en premier. »

Mais après avoir lancé son chapeau de la remise des diplômes du lycée en l’air, Bush a décidé de se consacrer 100 % sur sa carrière d’actrice, et, en moins de deux ans, elle a obtenu un rôle principal dans One Tree Hill, un drame de la WB (qui a été diffusé plus tard sur la CW) qui, lancé en 2003, suivait les vies de deux demi-frères lycéens, Lucas Scott et Nathan Scott. Bush a joué Brooke Davis, une fille sauvage, insouciante et un premier amour pour Lucas. Le seul problème ? La série était filmée à l’autre bout du pays, loin de ses amis et sa famille en Californie.

« Je pense que ma vie aurait été très différente si la série avait été filmée dans L.A., » a dit Bush sur le fait d’aller en Caroline du Nord pour filmer One Tree Hill. « Mais je ne crois pas au ‘Et si ?’ parce que ce n’est pas ce qui s’est passé. Ça a été tourné où ça l’a été, et c’était beau et brutal et difficile par moment, mais j’ai gardé ma tête haute parce que j’aimais ce job et je ne laisserai jamais des conneries personnelles se tenir sur le chemin de mon intégrité professionnelle. »

Elle a ajouté, « Mais il y avait des années où j’aurais donné n’importe quoi pour être à la maison et pouvoir grimper dans le lit de ma meilleure amie et manger de la glace. »

Ces moments brutaux et difficiles auxquels Bush se réfère sont probablement dus à son mariage de cinq mois et divorce avec son collègue Chad Michael Murray, qu’elle a épousé peu de temps après la fin de la seconde saison de la série et dont elle a divorcé pendant la saison 3. Mais à la fin, ceux-là ne sont pas les événements majeurs de la vie sur lesquels Bush se concentre en regardant derrière soi concernant le parcours impressionnant des neuf années de la série. « Vingt-neuf bébés sont nés entre notre cast & crew pendant que nous filmions cette série, » a-t-elle dit, son visage s’illuminant immédiatement . « J’ai regardé des enfants grandir, j’ai vu des gens se marier, j’ai aidé des gens pendant leurs divorces et des séparations et les décès de parents et de grands-parents; il y avait tant de vie sur ces plateaux de tournage, c’est pourquoi j’étais complétement anéantie pendant les deux derniers épisodes. Je ne pouvais pas arrêter de pleurer. »

Après le final de la série qui a été diffusé en Avril 2012, les larmes ont fini par sécher et Bush a commencé à chercher son nouveau projet. « Je n’ai pas dormi depuis une décennie, » a t-elle dit en riant. « Je me levais à 4h tous les jours et j’allais dormir à minuit. Je n’avais pas besoin de faire une autre série – j’aurais aimé dormir, mais j’ai tellement aimé le scénario pour Partners. »

Partners était une comédie CBS de Max Mutchnick et David Kohan de Will & Grace qui a été choisie pour la saison de la télévision 2012-2013. C’était centré autour de deux meilleurs amis, un gay (Michael Urie) et un hétéro (David Krumholtz), et leurs conjoints (Brandon Routh et Bush, respectivement). Mais Partners a échoué, n’ayant pas une audience assez large pour CBS et, après six épisodes, la série a été annulée. Dévastée, Bush a décidé de se donner une pause dont elle avait très envie. « Je me suis donnée un certain espace et j’ai voyagé pendant deux mois et demi, » a t-elle dit. « J’ai ouvert l’école que j’ai construite pour mon 30ème anniversaire au Guatemala, et ensuite j’en ai ouvert une autre. »

En Novembre 2012, la philanthropie était devenue autant synonyme avec le nom de Bush que la comédie. Elle s’est impliquée dans The Democratic National Convention, Fuck Cancer, Invisible Children, Global Green Gulf Relief, DoSomething.org, Pencils of Promise, Global Poverty Project, et I Am That Girl pendant que d’autres actrices étaient en train de supplier leurs publicistes pour qu’ils cachent à TMZ leurs conduites sous influence, vidéos pornographiques, et cures de désintoxication.

« L’une de mes meilleures amies me décrit comme une activiste qui est dérangée – dans le bon sens – par sa carrière en tant qu’actrice » , a dit Bush en riant. « J’aime mon travail, mais je ne pourrais pas continuer à faire ça si ça m’empêchait de travailler sur le monde. Je prendrais tout simplement un autre job. »

Jusqu’ici ce n’est pas nécessaire. Bush s’est vite retrouvée de retour à la télévision avec Chicago P.D. de NBC, dérivée de Chicago Fire qui a commencé en Janvier. Elle joue Erin Lindsay, une ancienne droguée qui est maintenant une détective dure à cuire, et qui a parfaitement les exigences intellectuelles que Bush exige de tous ses personnages.

« Imaginez que vous êtes entrés dans une maison, et que la personne qui y vivait vous l’a fait visité, mais ensuite vous avez découvert qu’il y avait une trappe et une toute autre grande maison sous terre, » a dit Bush de son personnage. « C’est un peu comme ça qu’est Lindsay pour moi. »

Ironiquement, en résultat de jouer le personnage, Bush a fini par découvrir une trappe en elle aussi. « J’ai trouvé beaucoup plus d’espace pour accepter mon propre pouvoir en tant que femme en jouant Erin, qui est très immobile et calme, » a dit l’actrice, sa voix s’adoucissant. « Ceux qui me connaissent, savent que je pourrais parler à un mur toute la journée; je veux avoir des dîners de cinq heures et boire du vin avec les gens que j’aime et creuser des problèmes et devenir très profonde avec les gens. C’est une qualité que j’aime chez moi. Mais il y a aussi quelque chose à dire aux gens qui ne doivent pas parler pour vous afin de savoir qui ils sont. Les gens m’ont toujours dit que j’avais une présence, mais je n’ai jamais compris ce que ça signifiait. J’apprends de ma présence en tant qu’être humain en jouant une femme qui est beaucoup plus à l’aise à rester assise silencieusement dans une pièce que je ne le suis. »

Avec Chicago P.D., Bush s’est de nouveau retrouvée à des kilomètres de sa maison de L.A., travaillant et vivant dans une ville qui aide la série à être authentique. Mais elle a fait un long chemin depuis la Caroline du Nord il y a plus d’une décennie, et contrairement à la dernière fois, elle a une décennie de leçons de vie sous sa ceinture pour assurer que les erreurs du passé ne soient pas répétées.

« La plus grande chose que j’ai apprise de ces années, était de faire confiance à mon instinct à propos des gens, tant professionnellement que personnellement, » a dit Bush. « Il y avait un moment dans ma vie où je voyais l’attitude que je n’aimais pas chez quelqu’un et je pensais, l’univers nous a réunit pour une raison; évidemment je vais m’y coller et essayer de faire que ça fonctionne. »

Elle a ajouté, « Je regrette que je n’aie pas su faire plus confiance en mes instincts, mais c’est la vie tout simplement. Quand un drapeau rouge se présente et que vous l’ignorez parce que vous essayez d’être agréables ou de garder les choses faciles, j’ai appris à ne pas faire ça. Je me suis vraiment rendue compte que je ne dois pas être celle qui doit être agréable avec tout le monde. Je ne dois pas donner plus d’importance aux avis de quelqu’un que les miens. Mes avis devraient plus compter parce que se sont les miens. Et si vos avis sont formés d’un endroit d’honnêteté et de bonté pour les autres, alors vos opinions valent la peine d’être défendues – et maintenant c’est ce que je fais. »

Et ceux-ci sont les types de messages que Bush essaie de partager avec ses presque 1 million de followers Twitter et plus de 500 000 sur Facebook. Depuis le commencement de ces sites, Bush a utilisé les réseaux sociaux comme une passerelle au monde et un moyen d’engager ses fans dans des conversations intelligentes, significatives de l’image du corps, l’estime de soi, la responsabilité sociale et les droits de l’homme. Par ce dialogue en cours il devient clair que Bush ne travaille pas juste sur les problèmes mondiaux actuels, elle est activement engagée dans la mobilisation de la génération suivante.

Ainsi, tandis que d’autres célébrités apparaissent résolues dans leurs recherches pour faire durer leur image – et, donc, leur « marque » – en faisant sortir des messages comme « un petit sein de côté ne fait jamais de mal à personne » aux millions de jeunes et impressionnables followers, Bush passe des heures à répondre individuellement aux fans, parlant de leurs problèmes, leurs vies domestiques et leurs rêves : un travail qu’elle ne prend pas à la légère.

« Avoir des conversations avec des gens que je ne rencontrerai jamais mais que je connais sur un niveau d’âme grâce au réseau social c’est incroyable, » a t-elle dit, ses mains posées sur son cœur pendant qu’elle parle de ses followers Twitter et ses fans de Facebook. « C’est tellement beau et si inspirant d’avoir des conversations à propos de choses réelles de la vie avec mes followers. Nous parlons de quel effet ça fait d’être amoureux, et comment accepter qui vous êtes; comment nous pouvons posséder le bon et le mauvais et tout ce qu’il y a au milieu sans devoir en faire des excuses. J’ai tous ces humains que je ne connais peut-être pas, mais, d’un sens, je pense que nous nous connaissons le mieux. Je les aime pour qui ils sont et ils m’aiment pour qui je suis – et pas pour qui je suis à la TV ou dans un magazine, mais pour qui je suis vraiment : toutes mes tendances excitables, fortes, désordonnées, sensibles, courageuses, dures à cuire. Ils aiment tous mes trucs et j’aime tous leurs trucs aussi. »